24 Juin 2013
Grande à été la déception et l'inquiétude d'un grand nombre de gabonais qui ont suivi le passage du Premier Ministre gabonais à l'émission "La grande interview" de TVPDG, animée par Mathieu Koumbha et ses collègues, particulièrement lorsque le volet sécurité intérieure. Et pour cause,
Les propos non rassurant de Mr le premier ministre ne peuvent que donner froid au dos, et s'apparentent à un aveu d'impuissance face à l'aggravation de l'insécurité au Gabon. A ce qu'il semble, pour les autorités gabonaises, la sécurité est l'affaire de la justice et ce sont les sessions criminelles qui permettront d'y mettre un frein. Une logique qui dépasse tout entendement car cela signifierait que le plus important est de juger les criminels et non d'empêcher qu'ils soient commis.
Pourtant, ce sont ces mêmes autorités qui avec tambours et trompettes avaient annoncé la création dans les tous prochains jours, d’une " Unité Spéciale d’Elite chargée de combattre le phénomène d’insécurité qui sévit sur l’ensemble du territoire gabonais", au cours d’une cérémonie présidée par le Ministre gabonais en charge de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, Jean François Ndongou, le jeudi 20 septembre 2012 à Libreville. Il avait ce jour-là déclaré que la création de cette unité témoignait de la "ferme détermination d'Ali Bongo Ondimba, Chef Suprême des Forces de défense et de sécurité, à combattre avec la dernière énergie l’insécurité, et garantir la sécurité des personnes et des biens, et un climat paisible au sein des populations, sur l’ensemble du territoire national ". Où est la preuve de cette détermination, de cette date à aujourd'hui ?
Jean François Ndongou avait même précisé que : cette " Unité spéciale d’Elite " composée des éléments de la Gendarmerie Nationale et de la Police, devait être dirigée par un Officier supérieur de la Gendarmerie, secondé par son collègue de la Police et avait pour base, les locaux libérés par l’Unité Spéciale d’Intervention (USI) au quartier " Sorbonne " dans le 2ème Arrondissement de Libreville, unité logée depuis ce temps, au camp de Force de Police d'Intervention, "FOPI", dans le 5ème Arrondissement.
Neuf mois après, cette unité annoncée par le gouvernement d'Ali Bongo, pour "dans les tous prochains jours" n'est visible nulle part, et n'existe que dans les têtes des autorités gabonaises. A ce qu'il semble, les seuls espaces prioritaires à sécuriser, restent ceux des institutions de la République et les domiciles de ceux qui les incarnent. Quant aux populations, elles n'ont qu'à attendre d'être victimes et ensuite déposer leurs plaintes au tribunal pour alimenter les sessions criminelles.
Tout porte à croire qu'un génocide programmé est mis à exécution pour exterminer une partie de la population ! Sinon, comment interpréter autrement, cette indifférence du pouvoir face à ce climat d'insécurité qui sévit au Gabon, quand on sait que les seules unités bénéficiant d'équipements opérationnels sont celles qui assurent la sécurité des institutions, des hautes personnalités et leurs familles, et celle qui sont chargées la répression des citoyens qui osent revendiquer quoi que ce soit ?
Jusqu'à quand les gabonais vont-ils accepter d'être pris pour des gibiers à sacrifier pour consolider le pouvoir ? Quelle pays de merde !!!