Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

GABON : Rien ne va plus à Gabon Oil Company

GABON : Rien ne va plus à Gabon Oil Company

"Qui noie son chien l'accuse de rage" dit ce proverbe qui s'est vérifié avec le retrait du permis d'exploitation du champ pétrolier "Obangué" au le géant chinois Sinopec, propriétaire d’Addax, par l'état gabonais, en faveur de Gabon Oil Company, nouvellement créée par les autorités gabonaises, et directement rattachée à la présidence de la République.

Ainsi donc, par réquisition administrative du gouverneur de la province de l'Ogoué-Maritime, au nom de Mr Ali Bongo Ondimba, il a été procédé au maintien sur le site Obangué, du personnel d'addax qui y travaillait, soit 97 agents, et à l'exploitation dudit champ, avec les installations et les équipements de cette société, par Gabon Oil Company.

Publicité
GABON : Rien ne va plus à Gabon Oil Company

Les autorités gabonaises qui comptaient s'en tirer le doigt dans le nez, sont en ce moment confrontés aux conséquence de leur improvisation avec une plainte qu'addax au près des instances judiciaires qualifiées en la matière, une menace de blocage de la production de ce champ pétrolier ( 8 500 barils / jour) et celle de certains champs de Shell (Koula) qui passent par Obangue (43 000 barils / jour).

A l'origine de cette menace, le manque de sérieux des autorités gabonaises, et leur manque de parole.

En effet, après avoir retiré le champ pétrolier d'Obangué à Adax, en décembre 2012, un accord est signé entre les représentants des salariés dudit champ et le conseiller spécial du ministre du pétrole Wenceslas Mamboundou. Cet accord prévoyait que des droits équivalant à environ 9,01 milliards de F CFA (13 millions d’euros) pour 97 personnes, leur soient payés à la fin de la dernière période de réquisition, fixée au 10 juin 2013, selon leur ancienneté (AEI nº700), et que par la suite, Gabon Oil Company procéder à leur embauche.

Or, la date du 10 juin dépassée, rien ne semble bouger du coté des autorités quant au respect de leurs engagement. Cependant, des 97 salariés à qui les gérants de Gabon Oil Company auraient demandé de démissionner d'Adax, seule une dizaine se serait exécutés et repris en Contrat à Durée Déterminée (CDD) de deux ans pour travailler sur le champ désormais exploité par la Gabon Oil Company, alors que sous Addax, ils avaient été embauchés sous Contrat à Durée Illimitée (CDI). Quant au reste, leur prise en compte par Gabon Oil Company s'arrêterait au 31 juin, autrement dit, ils seraient en attente de licenciement.

Au ministère du pétrole dirigé par Etienne Ngoubou, on a fait valoir que le dossier aurait été transmis à Ali Bongo, très occupé en ce moment-là, avec l’organisation du New York Forum Africa de Richard Attias. En cas de pourrissement de la situation, le risque est grand, qu’une fois de plus, les 97 salariés se lancent dans une grève et bloqueraient la production d’Obangue ainsi que celle de certains champs de Shell (Koula) qui passent par Obangue (43 000 barils / jour). Cette hypothèse a été clairement évoquée par les salariés désormais défendus par l'avocate Paulette Oyane Ondo, lors d’une réunion tenue sur le site pétrolier le 14 juin,

Pour les salariés d’Obangue, Il semble que l’Etat a improvisé sur ce dossier depuis le début. La décision de réquisition de décembre a été pensée comme un coup politique visant à transférer des activités vers la GOC (tout en matant le géant chinois Sinopec, propriétaire d’Addax), alors que la société nationale est loin d’être opérationnelle. Le recrutement est lent, et ses capacités encore très insuffisantes pour opérer sur un champ de production de 8 500 barils / jour.

En plus de ces handicapes, le transfert de compétences de la Direction générale des hydrocarbures (DGH) vers la GOC a frustré nombre de fonctionnaires qui observent de loin ce que deviendra cette société nationale. Conscient de ces insuffisances, le directeur général de la GOC, Serge Toulekima, tente désormais de monter des partenariats avec de grandes firmes d’E&P, comme il l’a fait pour le trading avec Vitol.

Comment finira cette affaire ? Qui vivra verra !

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article