24 Mai 2013
Pour être risible, l'un des motifs sur lequel s'appuie Monsieur Séraphin Moudounga, pour exclure certains élèves de terminale, des épreuves du baccalauréat est vraiment risible. Un gabonais qui en a eu vent, à rigolé jusqu'à pisser dans son pantalon, tellement ce motif est risible.
En effet, certains de ces élèves, même régulièrement admis en classe de terminale, seraient interdits de passer le bac 2013 au motif qu'ils auraient introduit dans leurs dossiers de candidature à cet examen, de faux actes de naissance établis à la gare routière de Libreville (sic).
Le gabonais mort de rire n'a pas arrêté à chaque reprise de souffle, de demander aux amis avec qui il buvait son moussougou made in Moabi, si Séraphin Moundounga était vraiment sérieux en ce servant de ce motif. Ses amis lui ont répondu que, vu le ton de son expression devant les journaleux de télépdg, il avait l'air très sérieux même. Le gabonais mort de rire c'est remis à rire de plus belle, laissant même couler des larmes, et du rhum.
En fin de compte, il commencé à lâcher le morceau, en rappelant à ses amis qu'après le conseil des ministres du Jeudi 28 Février 2013, il avait entendu la ministre de la justice, porte parole du gouvernement, dire dans le communiqué final dudit conseil que, sur présentation de son collègue ministre de l'intérieur, le Conseil avait approuvé le projet d'ordonnance modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n° 7/96 du 12 Mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques. Et que dans l'article 45 bien que nouveau, il était rappeler aux populations que, l'enrôlement d'un citoyen se ferait sur présentation, Pour les citoyens gabonais d'origine, d'un acte de naissance légalisé, d'un jugement supplétif, de la carte nationale d'identité ou d'un passeport ordinaire biométrique etc. et que pour les citoyens gabonais nés à l'étranger, d'un acte de naissance dressé par l'autorité diplomatique ou consulaire gabonaise habilité, ou d'un acte de naissance transcrit à la Mairie du 1er arrondissement de Libreville.
Un des amis du gabonais mort de rire lui a posé la question de savoir, quel rapport y avait-il entre l'affaire des faux actes de naissance des élèves de terminale et l'enrôlement des citoyens sur les listes électorales biométriques. C'est alors qu'il s'est remis à rire, avant de rappeler à ses amis et l'assistance que depuis toujours, c'est la seule mairie du 1er arrondissement de Libreville qui est habilité à transcrire les actes de naissance des citoyens gabonais nés à l'étranger. Et qu'il ne comprenait pas que Séraphin Moundounga qui sait très bien que la transcription de l'acte de naissance d'Ali Bongo Ondimba s'est faite à la mairie du 3ième arrondissement, et que cet acte de naissance porte bien le cachet et la signature d'un certain Serge William Akassaga Okinda qui y fut maire avant de démissionner, puisse lui, en toute âme et conscience, soulever une affaire aussi grave celle des faux actes de naissance au Gabon, dans laquelle son président est trempé et sert d'exemple que les enfants ont suivi !
Moundounga serait-il en train de jurer qu'au Gabon, tous ceux qui ont des faux actes de naissance, à l'exemple du Ali Bongo Ombimba né à Brazzaville le 09 février 1959 à 1h 00,(sic) dont la transcription de l'acte de naissance c'est faite à l'irrégulière à la mairie du 3ième arrondissement de Libreville au lieu de 1er, doivent désormais être recalés et interdits de..???
En effet, le gabonais mort de rire a eu raison car, tout acte de naissance d'un citoyen gabonais né à l'étranger et transcrit ailleurs qu'à la mairie du 1er arrondissement de Libreville, en violation des dispositions légales en matière d'état civil est un faux.
Et le gabonais mort de rire poursuivre mais là, plus sérieux que Moundouga, en l'accusant de demander à son président de démissionner parce que ayant participé aux présidentielles de 2009 avec un faux acte de naissance, donnant ainsi le mauvais exemple aux enfants gabonais. Et dans la foulée, il a enchainé avec la fraude dont use les pédégistes depuis mil neuf cent kalakala à toutes les élections, les fausses factures qui sont payées par le trésor public etc. Quel exemple donnent-il à la nouvelle génération si ce n'est de frauder comme eux ? A-t-il dit en levant les mains vers le ciel.
Le gabonais mort de rire était devenu tellement sérieux que c'est finalement toute l'assistance présente au débit de moussougou qui est morte de rire en criant en choeur "Mais ça c'est le vampire ça !"