13 Juin 2013
Plusieurs expressions et gestes devenus courants au Gabon, traduisent le degré de corruption qui ronge le pays. Selon qu'on se trouve dans la très haute administration ou face à un simple vigile, l'usage de ce code entre corrompus et corrupteurs varie.
Ainsi, petit à petit, années après années, la corruption a gagné tous les milieux de la société gabonais, à tel point qu'elle s'est érigée en règle de fonctionnement. Et Omar Bongo, du temps où il s'appelait encore Albert Bernard Bongo de dire dans (son) petit livre vert, " la corruption est un serpent, et l'argent gagné malhonnêtement, un venin". Pour le commun des gabonais, cette pensée indiquait la volonté du tout nouveau et jeune Président du Gabon, de tuer le serpent pour épargner le pays de son venin. Mais très vite il déchanta, quand il s’aperçut que le milieux dans lequel, le serpent de la corruption avait élu domicile était celui du pouvoir. Et le proverbe du vieux sage de s'accomplir au fil du temps ; " Le poisson commence toujours à pourrir par la tête". La conséquence aujourd'hui, c'est que tout le poisson étant pratiquement pourri, son odeur se propage au-delà de nos frontières, faisant du Gabon, un pays complètement malade du venin de la corruption..
Entre "saluer le képi du chef" et "essuyer le front" de son subalterne, impossible d'échapper à l'un ou à l'autre, même quand on est en règle. Après tout, il ne mangent pas les papiers.
D'échelons en échelons, on entend parler de : cola ; motivation ; encouragement ; frais de douanes ; mouiller la gorge ; payer le taxi ; payer le carburant ; reconnaissance ; Monsieur 10 ou 20 % ; mouiller la barbe (même aux imberbes) ; de dessous de table ; le mouton broute là où il est attaché ; ect.
La corruption étant motivée par la volonté effrénée de gagner de l'argent malhonnêtement, au Gabon, il est plus élégant pour le pouvoir de parlez d'enrichissement illicite. Parler de "biens mal acquis" vous vaut toutes les foudres des corrompus corrupteurs qui vont jusqu'à tenter de corrompre Barack Obama.