13 Août 2013
Le 27 Juin 2011, nous dénoncions l'illégalité avérée du PDG sans que, ni les citoyens gabonais, ni les partis politiques légaux n'en fassent cas. Comme on dit au pays, " Dieu ne dort pas ", Un citoyen gabonais nommé Gérard Ella Nguéma s'est jeté à l'eau, en écrivant au ministre de l'intérieur, pour exiger de celui-ci, la suspension par arrêté ministériel, des activités ce ce parti illégal. Un huissier commis pour constater l’absence d'un récépissé de légalisation délivré à cette formation politique, n'a obtenu comme réponse de la part du ministre délégué du département en charge de la question, qu'une suite de phrases dignes d'un braqueur de Rio pris en flagrant délit.
En effet, légiférant par ordonnance n° 13/68 du 13 mars 1968, en violation de la loi 1/61 du 21 février 1961 portant constitution de le République Gabonaise, dont le préambule définissait l'organisation de la vie commune d'après les principes de la Souveraineté Nationale, de la Démocratie et du multipartisme, Albert Bernard Bongo allias ABB institua un parti unique dénommé « PDG » et décida de la dissolution des autres partis politiques légalement constitués avant cette date.
L'acharnement des gabonais sur Bongo lors de la conférence nationale de 1990 leur fit perdre de vue, les condition de création du PDG dont la dissolution aurait dû figurer parmi les préalables.
Appelés à être déclarés au ministère de l'intérieur pour légalisation, tous les partis politiques, ayant pris part à cette grande messe y déposèrent leurs dossiers pour légalisation ; sauf le PDG parti unique. Les choses étant restées en l'état depuis 1990, fort de l'ordonnance illégale le créant, le PDG n'a jamais daigné régulariser sa situation et continue en toute illégalité, à participer à la vie politique du Gabon.
Se considérant toujours parti état parce que unique parti créé au Gabon par ordonnance ayant force de loi, le PDG en fait donc à sa tête et se sent au dessus de tous les autres partis qu'il prend pour de simples objets de décoration du paysage politique gabonais. Ainsi, il puise par des voies détournées, l’essentiel de son budget de fonctionnement; dans les caisses du trésor public comme tout bon parti état qui se respecte. Son Secrétaire Général et ses adjoints bénéficient d'aides de camp et d'agents de sécurité émargeant au budget de l'état.
La démarche de Mr Gérard Ella Nguéma a le mérite de ramener en surface, le débat sur la légalité du PDG et devrait interpeler plus d'un. Le Gabon n'est-il pas selon le pdg, un état de droit et que force est à la loi ? La cour de Marie Mado devrait être saisie afin de lui permettre de tordre à nouveau le cou à la loi.