1 Novembre 2014
Blaise Compaoré s'est levé de son lit le mercredi matin, il a pris sa douche comme il le fait tous les matin, il a porté son caleçon, son contre sueur, son pantalon. Sa veste, et quand il a composé le numéro de téléphone du président de l'assemblée nationale pour s'assurer de ce que le plan reste i changé et que son projet de loi sera adopté sans bavure, il a entendu la voix de son maître d'hôtel lui dire à l'interphone : "Bonjour excellence Monsieur le Président. Veuillez m'excuser pour le dérangement, c'est pour vous signaler que le petit déjeuner est prêt. Et les ministres que vous avez invité sont déjà là, de même que vos directeurs de cabinet et votre porte parole.
Ce matin-là, en entrant dans la salle où était dressé le buffet du petit déjeuner, tous le monde s'est levé pour honorer leur homme fort. On l'appelait encore "Monsieur le Président". D'un bref tour de table, il a reçu de toutes les personnes présentes, que la situation était maîtrisées, et que l'adoption du projet de loi par l'assemblée nationale n'étais qu'une formalité.
Fier de lui, il s'est mis à rire, forçant même les inquiets et les pessimistes à rire aux éclats, bien que tristes au fond d'eux. Il ne faut surtout pas faire voir au président qu'il s'est trompé. Au contraire, il fait lui faire savoir que le peuple le soutient, malgré tout le kongossa des services de renseignement. Alors, le porte parole n'a pas raté l'occasion de séduire le patron en lui disant : "excellence monsieur le président distingué camarade, nous maîtrisons la situation. L'ultimatum de l'opposition est un non événement et un épiphénomène. C'est du réchauffé. Ils n'ont aucun projet, et le peuple ne les suivra pas dans leur folie et leur haine pour votre personne, leur jalousie. Ce ne sont que des aigris, des affames et des revanchards dont certains ne sont que des pseudos opposants qui n'ont rien fait quand ils étaient aux affaires."
Triple éclats de rires et motions de soutien aux actions du Président se sont enchaînées sur la table, quand subitement les fêtards apprennent que les bâtiments de l'assemblée nationale brûlent, e quet la séance est brutalement interrompue.
Tout va tellement vite que le soir même, celui qui était appelé Monsieur le Président est déjà appelé le fuyard. Mais, éhonté oui, mais avec qui fuit-il ? Avec ceux qui n'était pas sur la table du petit déjeuner présidentiel, mais dans la salle à manger familiale. Moins de 24h après, il est appelé ex président. Et l'Afrique assoiffée d'alternance jubile.
Cher compatriotes, c'est bien de célébrer la victoire du peuple du Faso qui a dit non à l'imposture avant quelle ne se réalise.
Mais quelle sera l'attitude du peuple gabonais quand sera venue l'heure de réclamer le retour a la constitution consensuelle de 1991 ?