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Pourquoi le kongossa de Pierre Péan cause-t-il tant foufou ?

Alors que le livre de Pierre Péan n'était pas encore en librairie, la cigale de la présidence qualifiait son contenu de "kongossa" et se refusait de le commenter. On croyait le débat clos, alors que l'accusé préparait sa défense pour éclairer l'opinion sur le sujet querellé. Malheureusement, plutôt que d'apporter la lumière, toute la communication organisée autour de la question cause un vrai foufou qui loin de démentir Pierre Péan, renforce ses écrits et convainc les gabonais de la véracité des révélations contenues dans "Nouvelles Affaires Africaines".

Tout commence avec les salafous de la présidence qui se jettent dans la publication de photos et d'articles qui ne disent rien de convaincant et se résument à un tas d'insultes à l'endroit de l'auteur du livre, comme si l'injure est un argument contradictoire valable dans un tel débat où seules des preuves matérielles et scientifiques pourraient clore le débat définitivement. Ceci suscite donc une question bête mais utile. Une simple photo peut-elle constituer une preuve de filiation ? Si oui, alors les voleuses d'enfants devraient savoir qu'il leur suffira desormais au Gabon, de faire des photos avec les enfants volés pour en devenir les genitrices.

Ensuite arrive la sortie catastrophique de Pascaline Mféri Bongo qui tente au nom de la famille Bongo de voler au secours de son frère, en alignant un ensemble des phrases décousues et sans intérêt, qui nont pu convaicre personne et n'ont servi qu'à lui faire perdre le peu de sympathie qui lui était encore accordée par les gabonais. Plusieurs ont cru qu'elle conclurait son interview en brandissant l'original de l'acte de naissance de son frère, établi par le maire de Brazzaville en 1959, suivi de l'annonce d'une plainte déposée au tribunal de Paris contre Mr Péan. Au lieu de cela, Mme s'est contentée d'indiquer aux gabonais que le seul lien qui la lie à son frère est le nom Bongo, et non le sang de Bongo.

Après Pascaline, surgie le gouvernement qui fond dans des propos injurieux et confond la Républicain Gabinaise à la personne d'Ali, pour marquer sa solidarité dans une affaire qui ne l'engage en rien, jetant des accusations gratuites et sans fondement, à l'endroit de l'opposition. Après tout, il faut sauver son fauteuil de ministre et faire croire au peuple qu'un danger provenant du colonisateur menacerait le Gabon. Du vrai n'importe quoi.

Inspirés par ce que Bongo 1er faisait pour laisser croire à l'opinion qu'il détenait une légitimité, une deuxième méthode de communication consistant à payer des volontaires pour des marches à la limite du ridicule est lancée. Et c'est Port-Gentil la ville du génocide de 2009 qui en a donné le ton. Une poignée de corrompus payes en tee-shirt, en canettes de bière et quelques billets de banque se sont prêtés à ce jeu de dupes, alors qu'ils n'ont même pas lu ce qu'ils prétendent condamner. Une attitude qui trahi la peur qui envahi certains profiteurs du régime. Combien va-t-dépenser dans l'organisation de ces carnavals dans toutes les villes du Gabon ?

La cerise sur le gâteau est la sortie de certains membres insignifiants de la famille du premier président du Gabon, qui par la bouche de Mme Akoli née Ayo, ont pris sur eux, de parler au nom d'une famille respectable, à l'écarts des membres autorisés. Et pour dire quoi ? Rien de convainquant, sinon de signaler aux gabonais, la création du syndicat des fils et filles à papa du Gabon et de démentir Pascaline qui a conforté les écrits de P. Péan, en reconnaissant que son frère ne faisait pas partie des enfants à papa, apprenant à Ales où il n'y aurait selon Péan, aucune trace du passage de ce dernier. Mieux, comme preuve, Mme a fait état de ce qu'elle aurait joué dans la cour de la présidence de république avec l'accusé. Mais diantre ! Qui lui aurait dit que la d'avoir joué avec un enfant vous permet d'affirmer une quelconque filiation de celui ci avec sa famille tutrice ? C'est dans ce foufou que les gabonais apprennent qu'Ali avait 8 ans en 1963, alors que tous ceux ceux qui sont nés en 1959 de par le monde entier n'en avaient que 4. Il ne reste qu'à enregistrer les témoignages des autres membres du syndicat des fils et filles à papa. Les Gondjout, les Bouma, les Ayenouet, les Bigman, les Damas, etc.

Questions idiotes et bêtes mais utiles à ces membres de la famille Léon Mba :

  1. Venu à Libreville sous l'aile d'Eugène Amogho, où était logé Albert Bernard Bongo et sa famille, quand il etait directeur de cabinet de Mr Jean Hilaire Obame, alors ministre des affaires etrangeres, sachant que Nkama Marie Joséphine avait déclaré n'avoir rejoint son époux qu'en 1962, suite aus émeutes Congo-Gabon ?

  2. Pourquoi ne pas recueillir aussi les témoignages des enfants des voisins d'Albert Bernard Bongo qui auraient joué avec Alain à la cité des fonctionnaires d'Akébé ville, pendant que nous y sommes ?

  3. Devenu vice président de la république, qui habitait la maison rétrocédée à Mr Richard Nguéma, située en face de l'actuel siège d'Airtel ?

  4. Si Mme Ayo avait joué dans la cour de la présidence avec l'accusé, cela ne supposerait-il pas qu'Ali apprenait au Gabon ? Dans quelle école de Libreville était-il inscrit et quels sont ses collègues de cette époque ?

Maintenant que le livre des témoignages est grand ouvert, ah Jean Marc Eko, ah Zacharie Myboto et autres dignitaires de l'époque encre vivants, qu'attendez-vous pour livrer votre part de vérité sur l'histoire du Gabon, afin de mettre un terme à ce foufou dans lequel on tente d'en fariner les gabonais ?

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