21 Janvier 2018

Selon le quotidien gouvernemental « L’Union » dans sa livraison du jeudi 18 janvier 2018, Jean PING ne se serait pas tiré d’affaire. Pour ce canard, le membre du cabinet de M. Jean PING, Pascal OYOUGOU, aurait lors de son audition par la Direction Générale des Recherches, livré celui que la majorité des Gabonais considèrent comme le « Président élu de la République Gabonaise. Ce qui justifierait la convocation de ce dernier par le Premier Juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Libreville, pour une audition à titre de renseignement dans ce qu’ils appellent pompeusement « l’affaire Pascal OYOUGOU ».
Connu comme étant le porte-voix du pouvoir, l’on se serait étonné que ce journal eût été un peu plus objectif dans le traitement des informations se rapportant à une affaire dans laquelle M. Jean PING aurait paraît-il, été abondamment cité.
Plutôt subjectifs, le titre et le contenu de cet article affichent toutes les caractéristiques d’une volonté avérée de préparer l’opinion, à accepter les accusations que le pouvoir via des magistrats à sa solde, voudrait portées contre Jean PING. Cette manœuvre qui a commencé avec la publication du procès-verbal d’audition de Pascal OYOUGOU dans les réseaux sociaux, en violation flagrante du secret de l’instruction, se révèle au grand jour à travers les écrits du quotidien gouvernemental.
En effet, si l’on a pu s’étonner de voir circuler sur la toile, ledit procès-verbal, quelques jours après son déferrement à la prison centrale de Libreville le mercredi 12 septembre 2017, il ne peut en être de même aujourd’hui, quant à l’orientation que le pouvoir voudrait donner à cette affaire. Toutefois, ces faits qui ne sont pas du tout fortuit, ne manquent pas de retenir l’attention des observateurs avertis, qui y voient les prémices d’un coup tordu contre M. Jean PING, du fait que son nom figure dans ce document. Et l'article paru dans le journal « L’Union » du jeudi 18 janvier le confirme.
Certainement convaincu de ce que très peu de ses lecteurs aient eu accès au contenu de ce procès-verbal, le journal gouvernemental tente de manipuler l’opinion en affirmant implicitement, qu’ayant été cité par Pascal OYOUGOU, Jean PING serait dans une situation si embarrassante, qu’il ne se serait pas tirer d’affaire malgré le coup magistral opéré par son conseil. C'est à croire que ce camouflet à la régulière leur est resté en travers de la gorge.
Pourtant, à la lecture dudit procès-verbal qu’on voudrait présenter comme étant une pierre d’achoppement pour Jean PING, on s’aperçoit qu’il n’en est absolument rien, car il révèle tout autre chose que ce qui est prétendu. Les seules fois que M. Pascal OYOUGOU cite le nom de M. Jean PING pendant son audition, ne laissent nullement sous-entendre quoi que ce soit de compromettant pour celui-ci. D’ailleurs, si l’on s’en tient aux déclarations du présumé coupable d’un supposé complot contre l’état, il y a de quoi en rire, tant la qualification de cette affaire frise le ridicule.
Ci-joint le procès-verbal d’audition de M. Pascal OYOUGOU, mis à la disposition du public par les services judiciaires de la République Gabonaise, et n;importe qui pourrait consulter.
Feuillet 1/4.
Feuillet 2/4.
Feuillet 3/4.
Feuillet 4/4.
Au regard des réponses de M. Pascal OYOUGOU et sachant comment fonctionne un cabinet quel qu’il soit, peut-on sans vouloir noyer son chien, affirmer en toute objectivité et honnêteté intellectuelle, qu’en citant M. Jean PING, Pascal OYOUGOU dont les réponses sont on ne peut plus claires, aurait véritablement mis ce dernier dans de sales draps pour prétendre qu’il ne se serait pas tiré d’affaire ? De quelle affaire donc s’agirait-il si ce n’est de lui faire la peau ?
À trop tirer sur une corde déjà très raide, celle-ci risquerait de casser plus vite qu’on ne s’y attend. Continuons de jouer au « je m’en-foutisme » fidèle compagnon et proche voisin de « si je savais ». Sinon, collez la paix aux gabonais avec ces histoires abracadabrantes et rendez leur, leur souveraineté volée