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Publié par Marcel DJABIOH

L'occupant du fauteuil présidentiel est-il vraiment sérieux ?

Décidément, celui qui occupe la Présidence de la République gabonaise-là n'a pas fini de se foutre des gabonais, et plus encore des leaders des partis politiques des oppositions.

Tenez, voici quelqu'un qui est gabonais, qui vit au Gabon depuis plusieurs décennies, a été député de Bongoville, plusieurs fois ministre dans les gouvernements de son défunt père, mais qui pour découvrir à moitié le Gabon profond, n'a pu le faire que parce que grâce, selon lui-même, à son épouse d'origine française.

Le bonhomme qui est bien conscient que la constitution gabonaise qu'il a entrepris de modifier à son gré, moins d'un ans après sa prise du pouvoir, ne réserve aucun statut à son épouse, lui confie des missions relevant des compétences de son gouvernement. Et voilà que c'est encore, à ce qu'il semble, grâce à elle, que le gabonais qu'il est, il réalise à 55 ans d'age, que la pauvreté fait des gabonais dans leur grande majorité, des misérables vivant dans un pays pourtant doté d'immenses richesses. Depuis que des voix s'élèvent dans son pays et disent qu'il y a trop de discrimination et d'injustice dans la répartition des revenus issues de l'exploitation des richesses du pays, c'est seulement maintenant, à 30 mois de la fin de son mandat, que monsieur accepte de regarder et de voir ce que ses compatriotes voient depuis kalakala, son père était même encore vivant. Ce, parce que sa femme serait venue le lui dire, en lui brandissant un rapport fait par un de leurs nombreux cabinets dirigés par leurs amis personnels. Alors, il se met à pomper de l'air aux gabonais, reconnaissant enfin, publiquement, qu'une grande partie des gabonais vit dans la misère, et d'user des pouvoirs que lui confère l'article 49 de sa constitution, pour déclarer la guerre à la pauvreté qui est très bien enracinée au Gabon. Est-il vraiment certain qu'en trente mois, et lui, et son nouveau et troisième gouvernement en l'espace de cinq ans, réussiront à tuer la pauvreté qui habite le Gabon et y a grandi depuis depuis là ? Mais il blague ou quoi ?

Donc si nous comprenons bien, donc les différents gouvernements qui se sont succédé depuis 2009 n'avaient jamais réalisé que la pauvreté existait au Gabon, par conséquent, ayant été incapables de mener une étude du sujet et d'élaborer un plan de lutte contre ce fléau qui constitue la pire des violences pour la personne humaine, il ont été virés ! Donc le projet de société "l'avenir en confiance" , le fameux "Plan Stratégique Gabon Emergent, l'étude "Prospective Gabon 2025" et le "Document Stratégique de Croissance et de Réduction de la Pauvreté" n'avaient pas pris en compte la question de pauvreté au Gabon, tout ça n"tait que du pipo ! Donc Ali aurait solennellement menti à son gouvernement et aux gabonais en affirmant que le fameux rapport d'enquête sur la pauvreté et les stratégies de lutte contre ce phénomène avaient été rédigés par le cabinet de son épouse Sylvia, alors qu'en réalité, ce travail a été réalisé par le Cabinet canadien Mckinsey ! Donc sans ce fameux rapport, et tant que le sujet n'était soulevé que par des gabonais de la province de l'opposition (nouvelle province du Gabon), tant que les études sur le phénomène n'étaient menés que par le ministère de la planification, le PNUD et autres institutions internationales, pour le Raïs, tous les rapports faits par ces derniers n'avaient aucune valeur, ayant pour seul but, celui de salir l'image de leur régime en place depuis 1967. Donc des simples critiques sans fondement. Du Kongossa quoi !

Mais entre-nous soit dit, est-ce que l'épouse d'un président de la République, en dehors d'être sa femme au foyer, est désormais un acteur majeur de la politique du pays, chargée de dictée des orientations de gouvernance et par conséquent, tenue à rendre des comptes au peuple gabonais ? Il n'y qu'à la nommer une bonne fois ministre des affaires sociales, ou de la planification ! A moins qu'elle le soit déjà dans la clandestinité, à l'insu même du Premier Ministre !

Et Monsieur trouve le malin plaisir de distraire les gabonais en invitant les présidents des partis politiques de tous bords, à venir flanqués de trois membres de leur directoire,à assister à une cérémonie dont le seul objet est, comme indiqué dans sa lettre à ces derniers, "La présentation du rapport rédigé par le cabinet McKinssey sur l'état de la pauvreté dans notre pays", qu'il vient de recevoir de sa femme. kiakiakiakia merde alors ! Quel sera donc leur utilité et leur apport, dans un travail qui a été initié sans eux, et qui a déjà été finalisé sans qu'ils aient été associés à quelque niveau que ce soit, ni sollicités pour un quelconque avis ? Donc Pour Ali, il s'agira simplement de leur présenter le rapport point barre. Mais pour qu'ils en fasse quoi ? La propagande, ou qu'ils le fasse appliquer dans leurs partis ou fiefs politiques ? Franchement ! ça c'est quoi ça ?

Voici ce qu'il écrit aux présidents des partis politiques gabonais

" Monsieur le Président,

Je viens de recevoir, de la première dame, Mme Sylvia Bongo Ondimba (ma tendre épouse), le rapport rédigé par le cabinet McKinssey sur l'état de la pauvreté dans notre pays.

En votre qualité de responsable politique, et donc d'acteur public, vous êtes un des maillons essentiel dans l'élaboration des politiques publiques devant conduire à l'éradication de ce phénomène dans notre pays.

Aussi, voudrais-je vous convier, avec trois responsables de votre parti, à la cérémonie de présentation du rapport y relatif, qui aura lieu le mardi 18 février 2014.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma parfaite considération.

Ali Bongo Ondimba"

Nous reviendrons sur cette lettre dans un prochain article.

Mais bon sang de Bon Dieu ! Ça va encore duré comme ça combien de temps ?

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