9 Décembre 2014
L'on se souviendra que dans son discours d'ouverture du premier conseil national du PDG en avril 2014, Faustin Boukoubi, Secrétaire Général de cette formation politique tirait sur la sonnette d'alarme en ces termes : "Mon rôle m'amène parfois à relever tout haut, ce que murmurent les militants et d'autres citoyens. La rumeur et l'intoxication de le presse instrumentalisée deviennent des fléaux aux conséquences incommensurables. Ce sont ferments de frustration et de la haine. Les commanditaires et leurs lampistes, voudraient-ils nous conduire vers des drames ayant sévi sous d'autres cieux (comme là d'où venait le distingué camarade président, il y a quelques jours), qu'ils ne s'y prendraient pas autrement. Se rendent-ils compte que consciemment ou sans le vouloir, ils font courir le risque de diviser des gabonais et d'affaiblir le pouvoir !? S'en rendent-ils compte ?"
A cet appel à la retenue de Faustin Boukoubi, la réponse du Monsieur qui porte ses oreilles au cou fut des plus insensée. Et, haut perché sur son orgueil et planant sur son arrogance, Ali'9 lâcha ceci. "C'est parce que nous ne communiquons pas assez sur nos réussites, que nous laissons certains esprits malveillants les dépeindre en échecs. C'est parce que nous n'expliquons pas suffisamment notre démarche et notre ambition, que nous laissons le champs libre à ceux qui n'ont que le mensonge, la calomnie et la haine de l'autre comme projet pour le Gabon. Le dessein machiavélique qui guide leur être profond, c'est de voir notre pays s'embraser. Mais qu'ils ne s'y trompent pas, JE NE LES LAISSERAI PAS FAIRE, VOUS (pédégistes) NE LES LAISSEREZ PAS FAIRE, LE PEUPLE GABONAIS TOUT ENTIER NE LES LAISSERA PAS FAIRE. Nous ne pouvons plus être à la remorque de la rumeur, calomnie, médisance (...) Nous ne pouvons plus laisser ceux qui n'ont rien fait, rien prouver, venir s'ériger en donneurs de leçons et en procureurs de nos réalisations. (...) De quoi avons-nous peur ? De qui avons-nous peur ? De quoi vous cachez-vous ?"
Par ces phrases, celui qui est président au Gabon, envoyait Faustin Boukoubi voir s'il prenait un café au Maïsha et encourageait ceux sur qui Boukoubi attirait l'attention, à continuer d'œuvrer dans l'affaiblissement du pouvoir, avec leurs écrits sur la nationalité de Jean Ping et de Jacques Adiahenot. Boukoubi avait eu tort d'avoir raison trop tôt, voyant le retour de la manivelle arriver si les salafous de la présidence ne prenaient garde. Résultat des courses, l'affaire de nationalité se retourne aujourd'hui contre leur champion qui se retrouve avec plusieurs plaintes aux fesses, pour faux et usage de faux, haute trahison, incapable de prouver sa nationalité comme l'exige le code de la nationalité.
Plutôt que de prendre avec sagesse et intelligence le contenu du livre de Pierre Péan, les mêmes ont entrepris de dénigrer l'écrivain et son œuvre, laissant croire à Ali'9 qu'il suffisait d'une campagne de témoignages mal pensée et d'amener le gouvernement à porter plainte contre l'auteur du brûlot, pour que l'épine libère la gorge. Énième erreur, car cela n'aura servi qu'à aggraver le doute dans l'esprit des gabonais, vu les contradictions qui apparaissaient dans ces témoignages et autres images publiées par les salafous, et l'objet de la plainte.
Sentant l'étau se resserrer, ils ont cru bon de se servir de la notoriété du journal français "Le Monde" qui au lieu de convaincre, n'aura fait qu'enfoncer Ali'9 dans la merde.En effet, l'article publié par ce journal, démontre la prudence avec laquelle le journaliste a traité l'information, n'étant pas convaincu par les pièces que le Cocom lui aura fourni. On peut y lire : "Deux documents obtenus par le Monde viennent cependant affaiblir cette thèse de l'adoption. (???) Le premier est une photographie d'un registre d'état civil que des proches de la présidence gabonaise affirment avoir découvert ces dernières semaines dans les archives de la mairie de Brazzaville". En indiquant l'origine des documents parvenus au journal "Le Monde" et en précisant que ce sont les expéditeurs qui affirment l'avoir découvert, il y a seulement quelques semaines dans les archives de la mairie de Brazzaville, cet article prouve que "Le Monde" émet des réserves quant à l'authenticité dudit document qui n'est du reste qu'une photographie et non une photocopie, ne comportant aucun cachet, encore moins la signature du maire sensé l'avoir enregistré. Ce qui pour un document administratif est sans valeur légale.
La conclusion du journaliste confirme ce doute, car on y lit : " Pour la clore (la polémique), Ali Bongo pourrait produire s'il existe un extrait d'acte de naissance archivé à Nantes ou se soumettre avec sa mère à des tests d'ADN". L'extrait qui selon la pièce jointe aux plaintes du président de l'UPG n'existerait pas à Nantes et le fameux test ADN que semble redouter Ali qui a fait dire à son porte parole, qu'il ne s'y soummettra jamais, parce que pour lui, l'affaire serait close, feignant de ne pas voir qu'elle n'est qu'en train de s'ouvrir comme l'avait prédit Faustin Boukoubi. Voilà ce que cela coûte de prétendre pouvoir faire sans les vieux qui en position assise, voient plus loin que les jeunes debout. Les prochains jours nous diront si Ali avait eu raison d'envoyer le SG du PDG se faire voir ailleurs.